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Loi APER : l'obligation d'ombrières sur les parkings
Dernière mise à jour : 19 septembre 2026
La loi APER oblige les parcs de stationnement extérieurs de plus de 1 500 m² à être couverts d'ombrières photovoltaïques sur au moins la moitié de leur superficie. Le non-respect est sanctionné par une amende annuelle, reconduite chaque année jusqu'à la mise en conformité.
Cette page explique qui est concerné, comment se calcule la surface, quelles sont les échéances après les modifications de 2025 et 2026, et dans quels cas on peut y échapper.
Les textes : article 40 de la loi n° 2023-175 du 10 mars 2023 (loi APER), modifié par la loi « Industrie verte » du 23 octobre 2023 puis par la loi Huwart du 26 novembre 2025 ; décret d'application n° 2024-1023 du 13 novembre 2024 ; décret n° 2026-842 du 7 septembre 2026 pour le régime de report. Cette page est à jour du dernier de ces textes.
Qui est concerné
L'obligation vise les parcs de stationnement extérieurs de plus de 1 500 m², qu'ils soient publics ou privés, existants ou neufs. Le statut du propriétaire n'entre pas en ligne de compte : une enseigne, une collectivité, une clinique et un site logistique sont logés à la même enseigne.
Sont hors champ les parkings couverts et les parkings souterrains, qui ne sont pas des parcs extérieurs.
Comment se calcule la superficie
C'est le point qui fait basculer beaucoup de sites d'un côté ou de l'autre du seuil, et il se calcule rarement à l'œil.
Entrent dans le calcul : les emplacements de stationnement, les voies de circulation qui les desservent, et les zones de péage.
N'entrent pas dans le calcul : les espaces verts, les zones de stockage, et les secteurs réservés aux véhicules transportant des marchandises dangereuses.
Cas particulier des sites ICPE : une bande de dix mètres autour des bâtiments peut être retirée de la surface prise en compte, ce qui suffit parfois à repasser sous un seuil.
Une fois cette superficie établie, l'obligation porte sur 50 % de celle-ci, pas sur sa totalité.
Les échéances
Deux catégories, deux calendriers. Les dates de droit commun ont été assouplies par un régime de report, détaillé sur la page consacrée au report d'échéance.
| Superficie du parc | Échéance de droit commun | Échéance reportée, sous conditions |
|---|---|---|
| 10 000 m² et plus | 1ᵉʳ juillet 2026 | 1ᵉʳ janvier 2028 |
| 1 500 à 10 000 m² | 1ᵉʳ juillet 2028 | 1ᵉʳ janvier 2030 |
Le report n'est ni automatique ni déclaratif : il suppose des jalons contractuels datés et des modules répondant à six critères techniques précis.
Les sanctions
L'amende est annuelle et reconduite chaque année tant que le parc n'est pas conforme.
| Superficie du parc | Amende annuelle |
|---|---|
| 1 500 à 10 000 m² | jusqu'à 20 000 € |
| 10 000 m² et plus | jusqu'à 40 000 € |
Le caractère reconductible change la nature du calcul : une amende unique se provisionne, une amende annuelle se compare au coût d'un investissement qui, lui, produit de l'électricité.
Les cas d'exonération
Le texte prévoit plusieurs motifs de dérogation. Ils ne se présument pas : ils se justifient au dossier.
- Contraintes techniques, de sécurité, architecturales, patrimoniales ou environnementales rendant l'installation impossible ou disproportionnée.
- Coût économiquement inacceptable au regard de ces contraintes.
- Ombrage naturel existant : au moins la moitié du parc est déjà ombragée par des arbres.
- Suppression ou transformation du parc prévue avant les échéances.
- Production d'énergie renouvelable équivalente obtenue par un autre moyen sur le site.
Le troisième motif est celui qu'on sous-estime le plus : un parking planté de longue date peut être hors obligation sans que son exploitant le sache.
Ce qu'il faut retenir si vous découvrez l'obligation aujourd'hui
Pour un parc de 1 500 à 10 000 m², l'échéance de droit commun est le 1ᵉʳ juillet 2028 et la fenêtre de report reste ouverte — mais elle se referme sur un contrat signé avec acompte au 30 juin 2027. C'est ce jalon, et non l'échéance de 2028, qui commande le calendrier réel.
Pour un parc de 10 000 m² et plus, l'échéance de droit commun est passée. Le report reste accessible aux sites qui avaient contractualisé à temps ; sinon, la mise en conformité s'impose sans délai.
Dans les deux cas, le facteur limitant n'est presque jamais le montage de la structure — c'est l'instruction de l'autorisation d'urbanisme et le raccordement au réseau, qui se comptent en mois.
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Questions fréquentes
À partir de quelle surface un parking doit-il être équipé d'ombrières photovoltaïques ?
À partir de 1 500 m² de superficie de parc extérieur, en comptant les emplacements, les voies de circulation et les zones de péage, et en excluant les espaces verts, les zones de stockage et les secteurs réservés aux matières dangereuses. L'obligation porte alors sur la moitié de cette superficie.
Quelle est la date limite pour se mettre en conformité avec la loi APER ?
Le 1ᵉʳ juillet 2026 pour les parcs de 10 000 m² et plus, le 1ᵉʳ juillet 2028 pour ceux de 1 500 à 10 000 m². Un report est possible sous conditions, respectivement au 1ᵉʳ janvier 2028 et au 1ᵉʳ janvier 2030, à condition d'avoir contractualisé dans les délais et de retenir des modules conformes à six critères techniques.
Quelle est l'amende en cas de non-respect de l'obligation de solarisation ?
Jusqu'à 20 000 € par an pour un parc de 1 500 à 10 000 m², et jusqu'à 40 000 € par an pour un parc de 10 000 m² et plus. L'amende est reconduite chaque année tant que le parc n'est pas mis en conformité.
Les parkings souterrains et couverts sont-ils concernés ?
Non. L'obligation vise les parcs de stationnement extérieurs. Un parking couvert ou souterrain n'entre pas dans le champ du texte, et sa surface n'est pas comptabilisée dans le calcul du seuil de 1 500 m².
Un parking déjà ombragé par des arbres est-il exempté ?
Il peut l'être. Si au moins la moitié du parc est ombragée par des arbres, c'est l'un des motifs de dérogation prévus. L'exonération n'est pas automatique pour autant : elle se justifie au dossier, relevé d'ombrage à l'appui.
Comment se calcule la surface prise en compte sur un site ICPE ?
Comme ailleurs, à une réduction près : une bande de dix mètres autour des bâtiments peut être retirée de la superficie retenue. Sur un site dont le parc est proche du seuil, cette déduction suffit parfois à le faire sortir du champ de l'obligation.
L'obligation s'applique-t-elle aux parkings existants ou seulement aux nouveaux ?
Aux deux. Le texte ne distingue pas le parc neuf du parc existant : un parking en service depuis vingt ans est soumis à la même obligation qu'un parking créé aujourd'hui, avec les mêmes échéances selon sa superficie.